Buenos Aires, Iguazu, Argentine

Réveil à 4h du matin, nous retournons en Argentine demain. Nous assistons au lever du soleil sur la cordillère des Andes enneigée, c’est magnifique, Buenos Aires nous voici.

Buenos Aires, même pas grave !

C’est sous une pluie de m… (Cf. article de Pinoc) que la grande ville nous accueille ! Merci !

Après, c’est juste une pluie normale.

Nous découvrons le quartier de la Recoleta avec son marché artisanal. Il pleut, il fait froid, même pas grave, le moral est au beau fixe. Normal, nous avons des réserves de soleil « dedans nous », c’est un truc de fou !!!

Ce soir c’est barbecue à l’auberge. L’ambiance est sympa mais ils parlent trop vite, on ne comprend rien. Mais même pas grave, la viande est bonne !

La deuxième journée à Buenos Aires, il pleut toujours. Même pas grave, ce soir, c’est concert. 17 musiciens percussionnistes « La Bomba de Tiempo ». Une bonne ambiance, jeunes et moins jeunes, argentins et étrangers, à 20h la Bomba arrive sur scène et ça déménage. Le chef de groupe dirige aux mains, aux doigts, il s’agite dans tous les sens, il se dégage de ce groupe une énergie incroyable. Les percussionnistes suivent les codes que Santiago Vasquez a inventés. Il donne le tempo et l’articulation des morceaux. C’est un concert d’improvisation. Ce soir, le groupe reçoit des bandonéonistes pour un hommage à Astor Piazzolla. Le public ovationne, pays du tango oblige !

Troisième jour, et toujours la même constante, il pleut ! Même pas grave, on en profite pour faire connaissance avec Claudine et Joseph et puis, c’est pas le tout, mais on a un défi à réaliser, alors direction la Boca.

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C’est un quartier très coloré où cohabitent deux activités importantes en Argentine, le foot et le tango. L’endroit est resté dans son jus. On dit que c’est un quartier dangereux et que l’on ne doit pas sortir du circuit touristique, alors nous restons sur les rues principales.

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Comme à Valparaiso, les murs des habitations servent de support à l’expression artistique. p1270299-ba_comp

Il est déjà tard, nous avons une soirée tango ce soir, alors nous reviendrons demain pour finaliser notre défi.

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Nous partons avec Sandro, un voyageur suisse rencontré la veille, pour notre cours de tango. C’est un salon années 30.

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Nous ne sommes pas seuls mais l’affaire est bien organisée. Pantalon noir rayé blanc, l’homme nous accueille, dynamique et souriant. Une pièce en L, au mur des photos de danseurs. C’est parti pour 1 heure de cours. Les hommes d’un côté, les femmes de l’autre, et un, deux, trois et quatre, cinq, six. Un pas en avant, un pas sur le côté, deux en arrière et retour sur le côté. Ca c’est pour les femmes !

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L’homme parle espagnol et anglais, il a de l’humour. Une fois les pas mémorisés, musique ! Les couples se forment, à peine le temps de tester l’union de notre chorégraphie et hop, on change de partenaire. Rires, constat d’échec sur cette première partie, et hop, nous devons mémoriser les prochains pas. Cette fois, on lève la jambe gauche, on tourne la tête dans le même temps… bref, c’est complexe.

La danse qui se doit sensuelle est un carnage, en plus de notre grâce naturelle, notre tenue (pantalon gaucho et chaussures de rando !) n’arrange rien.

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Nous obtenons quand même notre certificat !

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C’est comme tout, il faut de l’entraînement donc, bonne résolution, nous reprendrons la chorégraphie tous les matins au réveil !

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Après, c’est dîner et show. Huit danseurs rentrent en scène et là, on comprend qu’il y a de la technique ! Le spectacle retrace l’évolution du tango à travers les différentes époques; C’est beau !

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La quatrième journée à Buenos Aires, c’est cloué au lit, gorge en feu et fièvre ! Nous ne retournons pas à la Boca, ni ailleurs. Ah oui, point important, il ne pleut plus !!!!!

Iguazu

2 heures de vol  et nous sommes à Iguazu, côté Argentin. Nous passons aussitôt la frontière pour nous rendre à Foz do Iguaçu au Brésil où nous passerons les deux prochaines nuits. A peine les sacs posés que nous partons prendre un bus local pour visiter les chutes. Nous y sommes, l’endroit tant attendu est là !!!! Encore quelques mètres et devant nous le panorama grandiose des chutes. Majestueuses, puissantes, dans un écrin de verdure, elles nous régalent. C’est impressionnant de beauté. Nous suivons le chemin et les passerelles aménagées pour observer au mieux le paysage. C’est immense. Nous en prenons plein les yeux.

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Le lendemain, nous repassons la frontière direction l’Argentine. De ce côté, le parc est encore plus grand. Un train nous mène jusqu’aux premières chutes. C’est encore un spectacle époustouflant qui nous attend. Les chutes s’enchaînent. Nous allons au plus près pour percevoir toute la puissance et la force.

Sur le chemin, des coatis à la recherche de quelques trucs à se mettre sous la dent, des singes avec le même objectif mais plus agressifs, des toucans, des geais acahé eux aussi chapardeurs, des acouchis et des papillons par centaine de toutes les couleurs.

Quel endroit splendide. Nous allons d’une passerelle à une autre avec à chaque fois un autre point de vue sur les nombreuses chutes.

Vous en voulez encore ? C’est ici…

Salta, Mendoza, bonjour Argentine

Il aura encore fallu un long trajet de 12h pour relier Calama à Salta.

Salta, le nord

Le 18 août, nous louons une voiture et partons visiter le nord de Salta. Ce sont des paysages secs, un canyon creusé par une rivière qui n’existe plus, entouré de montagnes aux formes imposantes. A chaque virage, un nouveau point de vue, de nouvelles montagnes.

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Mais le plus incroyable, ce sont les couleurs qui changent tout au long de la journée. Rouge, marron, crème, jaune, vert, bleu, gris, une palette !

Le Cerros de los siete coloris à Pumamarca est une merveille.

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Nous nous arrêtons sans cesse, chaque angle nous donne une autre image, d’autres couleurs, c’est un ravissement.

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Premier stop dans le village de Tilcara. Ah oui, important, nous avons retrouvé en Argentine de quoi réveiller nos papilles ! On mange bien et on boit bien  !

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Nous partons vers Humahuaca. Une trentaine de kilomètres de piste, une vue splendide au fur et à mesure de l’ascension. Après presque une heure de montée, nous arrivons à un dernier village et là, la « Palette du peintre » ou « Hornocal ». C’est époustouflant. Nous sommes à 4 761 mètres d’altitude, nous vivons quelque chose de magique. La chaîne de montagnes la Serrania de Hornocal s’offre à nous. Une formation calcaire qui s’étend de la province de Salta en Argentine jusqu’au Pérou. Elle longe le canyon de Quebrada de Humahuaca et traverse l’altiplano bolivien.

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Des strates plissées de toutes les couleurs en une succession de formes triangulaires.

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Salta, le sud

Retour à Salta avant de repartir pour visiter le sud de la région.

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Nous traversons de nombreux villages aux traditions bien conservées. Un arrêt s’impose, au village de Colonel Moldes qui est en fête. Une grande parade dans laquelle défilent toutes les écoles de la région, les différentes formations professionnelles, les clubs sportifs, de danses… ; les gauchos (gardiens de troupeaux de la pampa sud-américaine) sont aussi de la fête, hommes et femmes, mais aussi enfants.  Ils ont fières allures sur leurs montures et dans leurs habits traditionnels.

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Nous reprenons la route, sauvage. Nous rentrons dans la quebrada del Rio de las Conchas. La vue est splendide et spectaculaire avec ses formations rocheuses à la polychromie fascinante.

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Un peu avant d’arriver à Cafayate, nous découvrons des formations extraordinaires comme la « gorge du diable » qui porte bien son nom, tout comme, quelques kilomètres plus loin, « l’amphithéâtre ». Nous pénétrons dans les failles de ces roches monstrueusement grandes et l’on mesure la puissance des mouvements tectoniques.

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Nous faisons escale à Cafayate, réputée pour son vin, en particulier le blanc. Alors une dégustation s’impose, d’autant qu’aujourd’hui c’est l’anniversaire de Catherine (d’Orléans), ça se fête !

Au menu, Chardonnay, sauvignon blanc, Torrontes, Tannat et Malbec. Agréable moment que la découverte de ces saveurs et en particulier celles du Torrontes, un vin minéral et sec.

Au dîner, nous découvrons aussi le lorco, spécialité composée de courge, de maÏs, de haricots mijotés en ragout avec un genre de tripes. C’est… particulier !!

Une bonne nuit et nous poursuivons en remontant vers Cachi.

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Les églises sont nombreuses et petites, souvent en pisé.

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Nous faisons un arrêt dans le joli village de Molinos avec ses beaux bâtiments coloniaux. Nous déjeunons dans une somptueuse hacienda, ancienne demeure d’un gouverneur.

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Le parc automobile n’est pas de première jeunesse !

Cachi le dimanche, c’est mort ! C’est cependant un joli petit village entouré de majestueuses montagnes.

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Restaurant à la décoration romantique, ce soir nous dînons aux chandelles et dégustons un nouveau vin. C’est qu’il est bon le vin argentin !

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Retour à Salta par le parc national Los Cardones en passant par la cuesta del Obispo. C’est ici que le cactus candelabre « cardon » a pris ses quartiers. Plante endémique à la reproduction sélective, elle a été une source importante de bois pour les menuiseries dans une région où les forêts sont inexistantes.

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La route en gravillon et en lacets nous régale encore de beaux points de vue.
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Voilà, c’est la fin de notre séjour à Salta. Nous avons aimé cette région, ses paysages, ses montagnes, ses couleurs resteront gravés dans nos mémoires. Encore merci « Dame Nature » !

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Mendoza

Quand on aime, on ne compte pas, 18h de bus pour arriver à Mendoza !

Ici ce qui est important, c’est avant tout le vin. Alors on oublie vite ce pénible trajet.

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Une chambre au dernier étage d’un immeuble donnant sur la place principale, « Blue Sky », nous sommes chez Gaby, le sympathique propriétaire. Le courant passe aussitôt, notre séjour n’en sera que plus agréable.

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Vue de la terrasse

Ni une, ni deux, Gaby nous confie à Carlos et nous partons pour visiter les terres viticoles. Des bodegas dans cette région de 150 000 ha de vignes et plus de 900 vignerons, il y en a. Nous traversons la vallée de Uco.

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Nous arrivons à la bodega  Salentein. Nous débutons par l’exposition de peintures, très beau parallèle que la présentation de ces deux arts. Et puis, on comprend très vite que ici, c’est du « select ». Après un déjeuner face aux vignes, nous pénétrons dans le sanctuaire ! Un édifice en forme de croix, dans chaque aile, une cave.

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Nous avons l’impression de rentrer dans une autre dimension, éclairages tamisés, murs gris en pierre…

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Un patio central circulaire entouré de tonneaux, au centre une forme géométrique et un piano à queue.

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Et nous passons aux choses sérieuses…

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Pinot noir, Malbec, Cabernet franc.

Moment agréable que la découverte de ces arômes que nous voudrions garder plus longtemps encore en bouche. Outre les cépages que nous avons goûtés, la bodega cultive le merlot, le syrah, le chardonnay et le sauvignon blanc.

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Bon, il faut rentrer, dommage !

Sur le même site, un autre sanctuaire ! La chapelle de la Gratitude, ça ne s’invente pas !

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Après le bâtiment en croix en mémoire des jésuites, précurseurs dans la plantation des vignes dans cette région, on n’oublie pas de rappeler les origines du vin depuis l’antiquité et bien sûr ça passe par l’histoire religieuse. Avant d’être une boisson enivrante et courante, le breuvage « fut » un moyen de relier l’homme et le divin, boisson sacrée des dieux qui conférait l’immortalité. Après ça, on nous dit qu’il ne faut pas en abuser !!???

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Carlos nous indique d’autres domaines sur la route du retour mais il faudrait plusieurs jours pour tous les visiter. La route est belle. Nous rentrons à la nuit tombante.

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Nous faisons connaissance chez Gaby d’un groupe de brésiliens très sympa. José prend la photo !

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Nous organisons un barbecue sur la terrasse, soirée bien arrosée  !!! Nous avons interdit à Pinoc de rapporter !

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Carlos et Gaby

Encore une journée à Mendoza et nous quittons l’Argentine temporairement, direction Santiago, 9h de bus.

Après un passage de frontière en plein désert, nous découvrons aujourd’hui 29 août le passage de Los Libertadores à plus de 3000 m d’altitude sur la cordillère des Andes. Si la montée est modérée coté Argentin, la pente est rude côté chilien et les virages sont nombreux. On aperçoit quelques skieurs sur Los Penitentes, une petite station. La spature nous démange !

Allez, nous nous retrouvons au Chili dans notre prochain article sur Santiago et Valparaiso.

 

 

 

Entre les deux nos cœurs balancent…

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Nos filles ne sont plus là et le moral est dans les chaussettes. De plus, nous devons réfléchir à la suite de notre voyage en Argentine et au Chili. Nous disposons de moins de temps que prévu initialement, le ferry pour la traversée des fjords ne vas pas être possible, à cette saison les compagnies sont fermées. Les routes vers le sud sont incertaines et nous ne pouvons pas estimer le temps nécessaire pour aller jusqu’à El calafate. Alors que faire ? Nous tournons le problème dans tous les sens, mais pas de solution sauf à renoncer. Mais renoncer à quoi ? A retourner au Chili, adieu Santiago et Valparaiso, pour avoir le temps de descendre jusqu’au sud ? A faire du ski à Bariloche en Argentine, à Pucon au Chili ? Prendre le bus, l’avion ? Changer nos vols mais pour faire quoi ?

Voilà, même pendant le voyage, il y a des jours sans ! D’accord, ça vous paraît sans importance ou dérisoire comme problème, mais pour nous, c’est vraiment une grosse déception de devoir renoncer au sud du Chili et de l’Argentine. Peut être sommes-nous aussi un peu blasés ? Ce que nous venons de voir était tellement magnifique, nous avons le sentiment que rien n’arrivera à présent à nous émerveiller autant, que le nord de l’Argentine va ressembler aux paysages du Chili…

Il nous faut un moment pour se faire à l’idée et accepter notre nouveau programme, qui vous allez le voir, est finalement très sympa. Et puis, pour le sud du continent, nous l’inscrivons dès maintenant au programme de notre prochain tour !!!

Nous regrouperons nos prochains articles dans une même rubrique « Chili/Argentine ».

  • Première étape, Argentine : Salta et Mendoza
  • Deuxième étape, Chili : Santiago et Valparaiso
  • Troisième étape, re-Argentine : Buenos Aires
  • Quatrième étape : Brésil/Argentine/Brésil : Iguazù

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